2008/08/15

Entre Ange et Démon - Chapitre 1


Chapitre I : La dure réalité de la vie :


La lame passa à deux centimètres de sa gorge dans un arc de cercle scintillant. Nastu suait à grosse goutte : cet homme, qui lui faisait face, était bien trop gros pour elle. Il était armé, elle non. Il avait la sortie derrière lui et donc une capacité de mouvement accrue, elle non. Le dos collé contre le mur qui faisait de cette ruelle un coupe-gorge, la jeune fille n'évitait les coups de couteau de l'ivrogne qu'à grande peine. Son corps était maculé d'estafilades, elles n'étaient ni graves ni profondes, mais suffisamment nombreuses pour gêner la fillette. Pestant contre son incompétence, elle s'était laissée surprise par l'homme et n'arrivait pas à prendre le dessus sur lui.- On fait moins la fière maintenant gamine, ricana l'homme en rapprochant son visage de celui de Nastu, dont la bouche exhalait une odeur de pourriture. Mais je suis prête à te pardonner, tu sais, je ne suis pas méchant. Si tu passes la nuit avec moi je passerai l'éponge.

Nastu fut prise de nausée à cette perspective, un sourire malsain était accroché au visage de l'ivrogne. Il fallait agir et vite ! Elle qui arrivait maintenant à tenir tête à son maître pourquoi se laissait-elle impressionner par un type aussi méprisable ?
Dans sa tête bouillonnait une multitude de solutions, mais le sens de ses pensées lui échappait, comme si une nappe de brume paralysait tous ses sens. Une vague de désespoir déferla en elle, finissant de l'ébranler. Il n'y avait donc aucune échappatoire ?

- Allons, allons Nastu ! Tu me déçois, tu te crispes trop, détends toi et tu comprendras la multitude d'erreurs que tu as commise.

La phrase claqua dans l'air, ayant pour la jeune fille, le même effet qu'une douche froide. Stupide, elle était définitivement et officiellement, stupide.

-T'es qui toi ? aboya l'ivre, tu n'as pas intérêt à t'interposer ! Sinon...

-Ne vous en faîtes pas cher monsieur ce n'est point mon intention.

Soulagé, l'homme reporta son attention sur sa proie. Grosse erreur que de l'avoir perdue de vue : Nastu envoya son poing dans la figure de l'homme et un craquement sonore retentit. Un filet de sang perlait à la commissure de ses lèvres. Une douleur insoutenable ne cessait de croître à l'endroit où la jeune fille l'avait frappé, sa vision se troubla, ses jambes ne le portaient plus comme il le souhaitait. Il titubait. Nastu sourit, d'un mouvement souple elle se plaça derrière lui et attrapa fermement son poignet avant de le tirer vers le bas. Nouveau craquement, nouveau supplice, son poignet le lançait, cette insupportable douleur ne cessait de grandir. Il voulait crier sa fureur, sa douleur, sa haine envers cette gamine, l'envie meurtrière qui lui tenaillait les tripes dans une avidité meurtrière, à l'égal de la souffrance qui irradiait de son corps. Et puis il y avait ce sentiment d'impuissante implacable, réelle, écrasante. Un rugissement monta dans sa gorge, pourtant aucun son ne sortit de sa bouche. Il s'étala au sol, écumant de rage et de douleur. Cette gamine lui avait fauché les jambes, son équilibre déjà précaire s'était brisé et irrémédiablement il avait percuté le sol. Dur et froid. A l'image de sa défaite.

-Tu ne l'as pas loupé... tu n'aurais pas dû être aussi dure, jeune fille.

-Trop dure !? Pardon !? Ce pervers ne méritait pas un autre traitement et puis regardes les coupures qu'il... Elle se tut, le regard glacial d'Axen ne laissait aucun doute quant à son mécontentement.

-C'est de ta faute si tu es blessée, uniquement de ta faute, il a fallu que cet homme soit distrait par mes conseils pour que tu agisses enfin ! Si cela ne s'était pas produit tu serais tombée dans son piège comme une débutante. Crois-tu réellement que je sois satisfait ? Tu n'arriveras à rien si tu continues comme ça, je croyais que tu ne voulais pas dépendre d'autrui.

-Je...c'est vrai... je... suis désolé, je me suis laissé impressionner et ...j'ai perdu tous mes moyens.

Une main vint ébouriffer ses cheveux bouclés et le regard d'Axen s'adoucit. Elle savait se battre, bien mieux que beaucoup d'adultes, cependant elle n'avait pas l'habitude de combattre contre des personnes autres que son maître, là était toute la différence. L'animosité qu'elle avait senti chez cet homme, les pensées malsaines qui émanaient de lui l'avaient tétanisée. La jeune fille savait que les hommes n'étaient pas des êtres connus pour leur douceur et leur gentillesse, mais les années qu'elle avait passées loin de tout à s'entraîner avec son maître lui avait fait oublier la folie humaine.

-Saches jeune fille, qu'il te fallait au moins ça pour te faire redescendre de ton petit nuage et te faire comprendre le chemin que tu as encore à parcourir. Ces derniers temps tu devenais un peu trop sur de toi et paresseuse à mon goût, il a bien fallu te faire réagir.

La jeune fille ne pipa mot, il aurait été inutile de le contredire. Axen avait toujours le dernier mot et se lançait dans un débat philosophique pour savoir où se situait le vrai du faux dans ce qu'il venait de dire et l'aurait de toute manière menait à rien. Il avait toujours raison, même lorsqu'il avait tort.

-J'espère que tu n'es pas fatiguée, car la nuit et loin d'être terminée. Tu te rappelles où se situe la demeure de Hialsk, celui qui était accompagné par les gardes dont tu devais subtiliser les lances sans qu'ils ne s'en rendent compte.

Nastu hocha la tête, il reprit donc.

-Très bien, je t'attendrais dans la cave de cette somptueuse villa, la rumeur courre qu'il aurait d'excellent breuvage.

Sans bruit aucun, Axen s'éclipsa du champ de vision de son élève. L'adolescente ne prit pas la peine de se retourner elle savait qu'elle ne l'aurait pas aperçut, il était déjà loin. Nastu s'approcha du mur qui fermait tout passage de ce côté-ci de la ruelle, sa main caressa un instant la roche avant de se hisser jusqu'au sommet du muret. Dès lors elle commença son ascension pour atteindre le toit de la bâtisse collant le mur. Personne ne remarqua cette petite silhouette qui se mouvait dans les ténèbres, trop occupé, le nez dans leur argent, leurs yeux fixés sur leur marchandise. La ville était grande et riche en commerçant, les maisons n'étaient pas très espacées les unes des autres. Facilitant ainsi le passage pour les rares personnes employant les chemins qu'offraient les toits.

Nastu avançait vite, sans réelle difficulté. Elle s'attarda un instant avant de quitter les rues commerçantes de la ville. Observait tous ces gens qui menaient leur vie, l'amusait assez. Lorsqu'un magasin fermait un autre ouvrait, trouvant à chaque fois son lot de client. Les gens se bousculaient, aucun ne faisait attention à son voisin, certain marchand beuglait pour attirer l'attention de potentiel acheteur. D'autres susurrer des phrases flatteuses, le ton mielleux, l'échine courber, tentant d'escroquer du mieux qu'ils le pouvaient les voyageurs crédules.

Sans même qu'elle ne s'en rende compte Nastu s'était mise à fredonner une mélodie, douce et entraînante à la fois. Un des rares souvenirs qui lui restait de la seule personne qui avait composé sa famille. Cela faisait un mois qu'elle avait réintégré la civilisation et plus le temps passait plus elle se rendait compte de tout ce qu'elle devait à Axen. Ce dernier devait d'ailleurs déjà l'attendre, trop le faire patienter équivaudrait à une séance d'entraînement supplémentaire. Chose dont elle se passerait aisément. Se levant de son perchoir elle continua sa route.

Elle parvint assez vite devant la dite villa, l'endroit était éclairé par des sphères lumineuses flottant dans les aires contre les remparts entourant la demeure. Une multitude de garde, accompagné ou non d'énorme molosse sillonnait les environs. La différence de sécurité établie entre le quartier résidentiel et les autres secteurs était toujours amusante à constater. Cependant, la surveillance de cet endroit équivalait au moins à la protection donnée près des habitats secondaires de grands gouverneurs. Hialsk était à l'origine un bourgeois, qui en un temps records avait amassé une fortune impressionnante.
Ambassadeur du royaume Telkan, il s'était installé dans une des villes les plus riches d'Ohyenne, royaume voisin de son état d'origine.

Des rumeurs couraient sur cet endroit comme quoi, d'horribles hurlements se faisaient entendre la nuit, que la maison était hantée, ou encore que les sous sols de la villa grouillaient de monstre abject. Un petit rire échappa de la bouche de l'adolescente, tous ces racontars était plus que risible, la population admettait sans mal l'imaginaire, mais se refusait d'accepter la vérité.

Dans l'ombre elle sauta de son perchoir et se réceptionna souplement, elle ne pouvait pas passer par les toits à moins d'avoir des ailes. Vu l'état dans lequel se trouvait ses habits, se faire passé pour une résidente du quartier n'aurait leurré personne. Nastu contourna la maison, l'arrière était moins éclairé. Une véritable aubaine.

Ombre parmi les ombres, elle se déplaçait dans un silence absolu, n'effleurant les patrouilleurs que de quelque centimètre. Personne ne la vis. Arrivé devant le mur, la jeune fille palpa la pierre. Satisfaite de la simplicité des prises qui se présentait à elle, Nastu se mit à l'escalader. Une fois dans le jardin trouvé la trappe qui reliait l'extérieur de la cave fût choses aisée.

- Tu en as mis du temps, un peu plus et je m'endormais. Tu sais que le rêve est une source d'inspiration inépuisable, l'imagination est une chose fantastique.

- Il l'est moins pour la personne qui doit subir le fruit de cette imagination.

- C'est une façon de voir les choses, admit-il.

La pièce était fraîche, rectangulaire, dans laquelle s'entassait divers tonneaux et bouteille contre des murs mangés par de la mousse.

Une porte s'ouvrit, inondant la pièce d'une lueur blanche, deux hommes entrèrent dans la pièce. Axen mit un doigt sur ses lèvres, un sourire satisfait étirant ces dernières. Il se fondit dans le décor, devenant invisible aux yeux des deux hommes, Nastu fit de même. Les deux hommes étaient habillés d'une blouse en coton blanche et parlaient à voix basse. Ils s'arrêtèrent devant le seul mur, nu de toute cargaison, l'un d'eux palpa un instant la pierre, on aurait dit qu'il flattait l'échine d'un quelconque animal. Réagissant à un ordre muet, le mur s'ébranla, vibra et dans un bruit étouffé il s'affaissa, laissant la voie libre sur un chemin pavé jusqu'alors inaccessible.

Une main se posa sur l'épaule de Nastu qui, hypnotisée par le spectacle qui venait de se jouer devant elle, n'avait pas remarqué la présence de son maître. Dans un murmure il lui intima de le suivre. Ce qu'elle fît.

- Tu crois que celui-ci va survivre ?

- Je n'en sais trop rien, les autres avant lui n'ont pas dépassé ce stade d'éveil, mais il est relativement instable.

- Je me demande quand même ce qu'attends monseigneur Hialsk de toutes ces expériences.

- Tu ne devrais pas, d'autre sont morts en posant bien moins de questions, contente-toi juste de faire ce qu'on te demande. Son interlocuteur déglutit tandis qu'il reprit de sa voix morne. Nous devons déjà nous estimer heureux de pouvoir mener ces expériences, en tant que scientifique c'est une chance inespéré.

- Ce...c'est vrai, mais ça donne la chair de poule quand même.

Son voisin haussa les épaules dans un signe d'indifférence totale, tandis qu'ils atteignaient une salle aux dimensions impressionnantes. Nastu et Axen suivaient toujours les deux scientifiques, sans que ceux-ci ne s'aperçoivent de leurs présences. Tandis qu'ils continuaient leur chemin, les deux intrus demeurèrent un moment dans l'ombre du couloir. La pièce était éclairée par une lumière bleutée, tamisé. Des étagères encombré de divers objets, lame affûté comme des rasoirs et ayant la taille d'un ongle, des bocaux remplie d'un liquides dans lequel flottait des animaux ou organes, formait un labyrinthe de couloir. A part les deux hommes qui les avaient conduits ici il ne semblait n'y avoir personne d'autre. Axen s'engagea alors dans le bâtiment, suivi de près par Nastu, qui ne put réprimer des grimaces de dégoût en voyant les silhouettes cadavériques enfermé dans les bocaux.

- Axen ? Pourquoi on est ici ? Chuchota Nastu perplexe, la venue de ces deux hommes et le passage qu'il avait ouvert n'était pas le fruit du hasard, en tout cas pas dans le cadre d'une nuit d'entraînement.

- Je voudrais te montrer quelque chose pour achever la leçon d'aujourd'hui.

La jeune fille ne put s'empêcher de faire la moue, tout ceci n'envisageait rien de bon. Cet endroit était lugubre, l'odeur ne lui plaisait pas et son instinct lui disait que la dite leçon ne lui plairait pas. Elle se massa les bras pour se rassurer, ses doigts couraient le long des plais encore ouverte. Elle ne lui faisait pas vraiment mal, ces coupure la rassurait même, dans cette pièce qui lui semblait irréelle, ses blessures elles étaient vraies.


- Ecrit par Nastu -

2008/07/21

L'Astuce Msn


Salut tout le monde... enfin le peu qu'il y a. Ce soir j'ai envie de vous parler d'une astuce msn. Une astuce graphique. Et en plus normalement rien de bien compliquer. Je vous montre tout de suite le résultat auquel on veut arriver :Le but est de mettre une image à l'angle dans le coin en bas à droite sur la page principale de MSN. Cette astuce marche avec msn, comme avec Windows Live Messenger.

Préparez votre image tout d'abord. Moi je me la suis faite moi-même, mais vous pouvez en trouver une sur le net ou dans vos documents. Il faut que ce soit un gif (voir à la fin du nom complet du fichier s'il finit bien par ".gif"), sinon cela ne marche pas.
Une fois ce fichier dans vos documents, faîtes en une copie et renommez là. Il faut qu'elle s'appelle "lvback".
Ensuite mettez ce fichier dans le dossier MSN Messenger (C\program files\MSN Messenger).
Déconnectez vous de Msn et reconnectez vous, si tout c'est bien passé, vous devez l'avoir en fond d'écran de la page.
Par contre faîtes attention à la taille de votre fichier, car il ne sera pas redimensionnée. Voyez à peu près ^^ ! Allez décorez moi cet msn ^^ !

Les Dodos


Que sont les Dodos ? Tous d'abord, et vous devez le savoir, ce sont des oiseaux ayant vécu il y a bien longtemps et qui sont maintenant disparus. Pour les amateurs de films d'animations nous avons en pu voir quelques uns menaçant par leurs "Malheur à vous !" et se disputant pour trois pastèques dans L'Âge de glace. Aussi tripants que les mouettes de Nemo ("A moi ?!"), ils sont au moins aussi stupides qu'elles. Enfin bon, ces pauvres oiseaux sont maintenant disparus car ils ont perdus leur trois pastèques qui auraient du les faire survivre à l'air glacière.Même si ce n'est pas exactement à ça dont je voulais vous parler, mais à quelque chose qui s'en rapproche, vous comprendrez néanmoins pourquoi cela s'appelle des Dodos. Comme vous pouvez le voir sur le logo précédent, on y retrouve la silhouette d'un dodo. C'est donc l'image de fabrique d'une série de bijoux assez particulière. En effet, même si ça peut paraître cher pour ce que c'est ou peu original sur les bords, c'est quand même bien fait. Maintenant que vous êtes prévenus, je vous explique le concept : dans une joaillerie vous pourrez trouver toute une série d'animaux en or. En tout cas c'est le principal produit de la marque Dodo. Ainsi vous pourrez avoir un chat, ou une hirondelle, ou encore une chouette en or autour du cou ou du poignet. Mis sur de la ficelle de la couleur de votre choix, ça peut se révéler très joli. En plus, il propose des décorations pour ornementer le tout. Des sortes de cubes, de grains de riz, ou d'un autre hexaèdre ayant pour base un triangle ou encore de mini-osselets. Enfin bon, ça peut paraître bizarre, mais c'est fun... et cher. Si on prend ce collier, il revient seulement pour 4660 €. Bon ok, ce sont des animaux incrustés de diamant, ceci explique cela. Et il y en a 8 (le cheval à bascule, le dauphin, l'étoile de mer, le dodo, le serpent, l'hirondelle et le poulpe) ; mais bon, il les propose en or et cela devient bien moins cher. De plus, ce collier était une édition limitée pour la Saint Valentin, donc une occasion de faire grimper le prix pour gagner plus de sous. Autre caractéristique du bijou animal, chaque animal à sa signification. Ce qui pimente donc le choix d'un animal lorsque l'on doit le choisir. Je ne vais pas prendre l'écureuil qui veut dire "Tout, tout de suite" et la tortue qui signifie "Je sais attendre". C'est quelque peu incompatible. Ces significations qui peuvent apparaître comme une contrainte puérile et inutile justifiant les prix exorbitants sont quand même un aspect ludique et amusant. Pour ma part, je porte un escargot au cou ("Prends ton temps, mon coeur") et une tortue au poignet accompagnée d'une pépite. Ah oui, la pépite. Premier bijou dodo que j'ai eu et je suppose qu'ils ont commencé à sortir. En argent cette fois ci, c'est une grosse boule d'un centimètre de diamètre je dirais avec le logo Dodo dessiné dessus. Cela me rappelle étrangement les cours de technologies où les filles s'amuser à se faire des boules d'étain fondu ou des bagues bizarres. Ca ressemble un peu ça ^^ ! Ils font aussi, pour en revenir aux dodos, des bagues sur lesquelles sont écrites je crois, je suis ton dodo en italien (oui, car à l'origine c'est une marque italienne... je suis d'ailleurs allé chercher une chouette dodo pour ma mère pendant mon voyage à Venise). Ils font aussi des clochettes en or rose. Elles sont assez chères, mais très belles avec elles aussi leur signification.
Ainsi, nous nous amusons à ne pas empiéter sur les autres. Sur tous les dodos de disponibles nous essayons avec une autre famille de ne pas prendre un dodo déjà pris. Ainsi cela corse le tout et ça le rend amusant. Qui va tomber sur le coq et la poule ? On les laissera évidement à Chonchon. L'image (à gauche) montre les différents dodos que l'on peut avoir (les barrés sont ceux que l'on a déjà pris en deux familles). Pour voir ce que donne en collier les pendentifs en or : ce lien (on y voir le crapaud, l'escargot (que j'ai oublié sur l'image) et le pingouin).

Sinon je peux vous donner le site officiel de la marque : www.parlacondodo.com (à traduire parle avec dodo en Italien)


Enfin voilà ! C'est la seule marque réelle de bijoux que je porte. Pour ce qui me connaisse, ils savent le nombre de choses que je peux porter au poignet, bracelet avec des clochettes et des perles, bracelets en plastiques, table de 1... et donc un bracelet dodo.

2008/07/20

Les Flammes Bleues - Chapitre 1


Chapitre I : Que suis je ?


Frederik avait pensé à fermer les volets ainsi que la porte. Il ne voulait pas qu’on le surprenne. Si cela devait arriver, il n’arriverait pas à imaginer les conséquences et encore moins une explication à fournir. Quand il fut entièrement plongé dans le noir, il se permit de soupirer de soulagement. Il n’avait pas peur de l’obscurité, loin de là. Il n’arrivait même pas à comprendre que des personnes soient effrayés à l’idée de ne pas voir ce qu’ils font, où ils vont ou encore où ils sont. Au contraire, pour lui, c’était ces moments qu’il préférait : quand il pouvait imaginer sans contraintes ce qui existait autour de lui. Quand on voit les choses, on ne peut que modifier, transformer alors que lorsque l’on ne voit pas, on crée, on invente notre environnement. C’est ce qui attirait Frederik dans le noir. Une impression grisante de liberté.

Une fois dans un milieu qui lui convenait, il se sentait enfin protégé. S‘enveloppant dans le drap de son lit, il se dissimula des quelques regards imaginaires. Cette précaution n’était pas vraiment très utile puisque la lumière émanant de ses mains passait quand même à travers le tissu fin. Mais ça le rassurait, c’était le plus important. Protéger son secret par n’importe quel moyen était un moyen de calmer ses nerfs qui depuis ces derniers jours étaient particulièrement à vif. Alors, si un bout de toile marron pouvait le cacher, alors il se devait de l’utiliser. Tout était bon pour dissimuler ce mystère. Un mystère que lui-même ne comprenait pas. Les flammes bleues qui léchaient les mains de Frederik avaient commencé à apparaître il y a quelques jours. Et maintenant il ne savait plus quoi faire. Il était à la fois fasciné par ce spectacle, mais aussi apeuré, terrorisé parce qu’il était devenu. Était-il un monstre ? Pouvait-il être dangereux ? Et de nombreuses autres questions le faisaient douter sur sa vie. Qu’elle soit sa vie passée ou à venir. De l’autre côté de son esprit, bien loin de ses inquiétudes qui l’empêchaient de réfléchir correctement, le jeune homme se posait des questions d‘un tout autre ordre. Comment des flammes pouvaient-elle être bleues ? Pourquoi ces flammes ne le brûlaient pas ? Pourquoi lui ? Pourquoi avait-il l‘impression d‘avoir toujours eu ce secret dissimulé en lui ?

Le soleil lui frappait le visage. Pendant quelques secondes il gémit, mais se réveilla en sursaut quelques secondes après. Les yeux grands ouverts, subitement assis sur son lit, il vérifia que rien n’avait brûlé. Il s’était rappelé que la veille il s’était endormi en regardant sa main émettre cette lueur glaciale. L’inquiétude l’avait donc pris au saut du lit : si la flamme ne s’était pas éteinte ? Une fois calmé, il se ressaisit Il n’en revenait néanmoins toujours pas : c’était contradictoire. Une flamme aurait dû être chaude. Mais cette couleur bleue laissait imaginer qu’elle était froide. Et pourtant contre toutes attentes, elle était dépourvue de température. Dans les deux sens : ni chaude, ni glacée. Ces flammes n’auraient pas existé que ça n’aurait rien changé pour le monde qui entourait Frederik. Mais elles existaient et il allait devoir vivre avec cela. Le jeune homme allait d’abord devoir se cacher de sa famille, de ses amis et ainsi que de tout le reste.
Retombant sur son matelas, il se sentait de plus en plus seul au monde. Seul contre tous, une situation vivable et enviable pour aucun. C’était pourtant ce qui lui arrivait. Enfin sa vie d’exclue ne serait pas trop difficile quand même. Pour l’instant les flammes arrivaient que lorsqu‘il le souhaitait. Le jeune homme se dit qu‘il valait mieux pour lui que ça dure comme ça. Si elles apparaissaient à l‘improviste, Frederik aurait du mal à se dissimuler des autres. Mais pour l’heure il suffirait de faire attention quand il souhaiterait voir ces flammes danser sur sa main. Paume ouverte, il regarda encore une fois cette lumière bleutée vaciller. Il essaya de souffler dessus. La flamme s’aplatit sur le côté opposé du courant d’air, mais ne s’éteint pas. Alors, appartenait-elle vraiment à la réalité ? Était-ce seulement dans sa tête ? Rien n’était certain. Il ferma son poing et le feu disparu comme étouffé.
Sans avertissement, le corps de Frederik exprima sa fatigue par un grand bâillement. En effet ce réveil forcé et brutal l’avait déjà épuisé. Mais il fallait qu’il se lève. Une longue journée de travail l‘attendait. Si seulement ce don faisait de lui un être hors du commun. Il n’aurait plus à faire toutes ces corvées pour gagner un peu d‘argent. Le jeune homme sourit. La veille au soir, il s’était imaginé comme un monstre et voilà qu’il pense qu’il était peut-être quelqu’un d’extraordinaire. Ça n’avait pas de sens. Il était un homme. Un enfant du pays d’Iolys. Une personne comme les autres, mais un peu différente.
Torse et pieds nus, il sortit de son lit, poussa la porte et descendit l’escalier qui reliait sa chambre et la cuisine. Une femme était déjà debout devant l’évier. Ses cheveux noirs descendaient jusqu’à ses épaules. Vêtue d’une simple robe blanche à fleur, elle dégageait une impression de naturel. Elle était faite d’une de ces beautés qu’on imaginait pouvoir toucher du bout des doigts tellement elle paraissait pure, sans artifice qui pourrait fausser notre jugement. Le regard perdu dans le vide, elle avait l’air d’admirer le paysage que l’on pouvait voir à travers la fenêtre. Un soleil se levant, une longue et large plaine s’étendant jusqu’à l’horizon, parfois constellée de quelques maisons plus ou moins regroupées qui ensemble formaient le village dans lequel Frederik avait toujours vécu, un vol d’oiseaux qui devaient à la lueur du petit jour rejoindre leur nid. Un matin habituel, calme et tranquille. C’était là quelques avantages de la vie reculée de la ville.
Sans faire de bruit, les pieds glissant sur le carrelage froid, le jeune homme pas encore entièrement réveillé se rapprocha de sa mère sans qu’elle s’en aperçoive. Une fois qu’il fut assez près, il posa ses mains sur les yeux de sa mère. Cette dernière eut un léger mouvement de sursaut, puis posa la tasse qu’elle tenait pour avoir les mains libres. Elle libéra ses yeux et se retourna. Leur regard se croisèrent et échangèrent comme d'habitude une étincelle de complicité. Saisissant sa tasse, elle se dirigea vers la table de la cuisine. Frederik s’assit lui aussi. Il n‘allait pas déjeuner ce matin, la cueillette de quelques fruits qu‘il trouverait sur le chemin suffirait. Il devait se rendre à la forge qu’en milieu de matinée. Miriam finit de boire son thé et son fils demanda :

« Comment tu vas ce matin ? Tu as bien dormi ?
- Oui ça peut aller, se pressa-t-elle de répondre. Les migraines ne m’ont pas réveillée, mais elles ont l’air d’être plutôt fortes ce matin. Mais ne t’inquiète pas. Les plantes de l’herboriste que j’ai mis dans mon thé devraient faire l’affaire. A ce propos ?
- Oui ? dit-il en levant la tête qui reposait quelques temps avant sur ses mains.
- Il faudrait que tu retournes en racheter. Je n’en ai plus beaucoup. Et puis l’herboriste sera fermé demain. Si tu pouvais y aller ce soir en rentrant ça serait vraiment aimable de ta part. Je pense quand même que je pourrais tenir jusqu’à après demain, mais comme disais ma mère : « La prudence repousse le danger. Souviens-toi s’en ! ». singea sa mère.
- Pas de problème. Mais ça serait quand même bien que ça s’arrête un jour ces foutus mal de crâne. Je ne comprends pas que les docteurs ne puissent rien pour toi. Ça fait quand même depuis que je suis né que tu souffres. Tu crois que … commença Frederik.
- Que cela aurait un rapport avec ta naissance ? compléta Miriam. Je ne le pense pas. Et puis même si cela avait été le cas, si c’était le prix à payer pour avoir donné vie à un être aussi extraordinaire que toi, je les regrette pour rien au monde. Allez file te préparer tu vas être en retard. »

« Exceptionnel », aujourd’hui ce mot résonnait d’une tout autre manière. Frederik l’avait toujours pris dans le sens qu’il était une personne, voire encore un enfant pour elle, merveilleuse mais à ses yeux. Maintenant, tout avait été remis en question. Des flammes bleues sortant des mains de quelqu’un faisait de lui une personne exceptionnelle, non ?
Décidant de ne pas sombrer dans de telles pensées, il suivi le conseil de sa mère, se releva et alla se préparer. Il prit une douche rapide et s’habilla. Le jeune homme décida de prendre une chemise beige et un pantalon de couleur marron. Des couleurs que l’on pouvait retrouver dans la nature. Une fois prêt, il redescendit. Miriam était déjà partie. S’emparant de l’argent qu’elle lui avait laissé sur la table qu‘il fourra dans une poche de son pantalon, il sortit lui aussi de la maison.
Le chemin pour rejoindre le village était assez long, c’est pour cela qu’il partait si tôt. C’était aussi parce qu’il n’était pas désagréable. Comme la plupart du temps il était seul, il se permettait de prendre son temps, parfois de sortir des sentiers battus en laissant vagabonder son esprit. Les évènements récents fut évidemment le sujet auquel il pensa pendant qu’il marchait. Même en cherchant du mieux qu’il puisse, aucune raison, pas le moindre soupçons d’explication ne lui venait. Ces flammes bleues avaient l’air d’être arrivé par hasard. Frederik n’avait rien de spécial. Il n’était pas le plus intelligent. Bien que le travail d’assistant à la forge demande une certaine force, il n’était pas non plus dans cette discipline le meilleur. Rien ne le différenciait d’un individu quelconque. Il ne comprenait pas. Fallait-il qu’il vive sans jamais connaître le secret de son existence ? Devrait-il toujours être dans l’ignorance ?
Le temps passa vite et Frederik eut l’impression d’avoir parcouru le chemin plus rapidement. Mais ce n’était qu’une illusion : concentré dans ses pensées, tout paraissait comme raccourci. Il se dirigea vers la forge où Mr. Fiez l’attendait. Il allait travailler pendant plusieurs heures au milieu des flammes qui lécheraient des tonnes de métal. Mais ces flammes-là n’avaient aucun mystère à lui cacher.

Bienvenue

Bon, j'essaye les blogs, pour voir si on peut faire ce que l'on veut avec... Nous verrons bien ^^ !